Histoire@Politique : Politique, culture et société

actualités
   

L'Association pour le développement de l'histoire culturelle (ADHC)

Actu France | 19.12.2007 | Laurent Martin, secrétaire de l'ADHC, chargé de recherche au Centre d'histoire de Sciences Po

L’association pour le développement de l’histoire culturelle (ADHC) a officiellement vu le jour le 1er janvier 2000, dans les formes prévues par la loi de 1901. Son origine remonte cependant à la fin des années 1990, quand un certain nombre d’enseignants et de chercheurs (parmi lesquels le président actuel de l’association, Pascal Ory, et ses deux vice-présidents, Jean-Yves Mollier et Jean-François Sirinelli) ont constaté à la fois l’importance qu’avait prise cette spécialité au sein des sciences historiques et son manque de visibilité voire de reconnaissance en France. L’association s’est voulue un lien entre tous ceux qui travaillaient dans ce champ et un lieu de débat où pouvaient se confronter théories et pratiques de l’histoire culturelle.

L’association pour le développement de l’histoire culturelle (ADHC) a officiellement vu le jour le 1er janvier 2000, dans les formes prévues par la loi de 1901. Son origine remonte cependant à la fin des années 1990, quand un certain nombre d’enseignants et de chercheurs (parmi lesquels le président actuel de l’association, Pascal Ory, et ses deux vice-présidents, Jean-Yves Mollier et Jean-François Sirinelli) ont constaté à la fois l’importance qu’avait prise cette spécialité au sein des sciences historiques et son manque de visibilité voire de reconnaissance en France. L’association s’est voulue un lien entre tous ceux qui travaillaient dans ce champ et un lieu de débat où pouvaient se confronter théories et pratiques de l’histoire culturelle.

Aux termes de ses statuts, l’ADHC entend tout d’abord contribuer à l’avancement du travail de conceptualisation du champ. Aux côtés des historiens, nombreux sont les anthropologues, les sociologues, les historiens des arts, les civilisationnistes, les chercheurs en cultural studies qui travaillent sur des objets ou des questions relevant de l’histoire culturelle. Il s’agit dès lors de s’interroger sur l’identité de celle-ci, sur les emprunts ou les chemins de traverse des uns et des autres, le tout dans une perspective, en termes géographiques, résolument comparative.

L’ADHC a volontairement limité son domaine de compétences à la période s’étendant des Lumières à nos jours. Loin d’ignorer les contributions pionnières des antiquistes, médiévistes et modernistes, ce choix vise à cerner davantage la spécificité de l’histoire culturelle du contemporain. Pourtant, l’association, comme la conception de l’histoire qu’elle incarne et défend, a été taxée, à ses débuts du moins, d’impérialisme (culturel, comme il se doit) – ce qui fait bon marché des tensions et contradictions qui la structurent. Plusieurs « histoires culturelles » coexistent en effet au sein de l’association (qui se répartissent, en très gros, entre une histoire culturelle des objets et une histoire des objets culturels, avec de nombreux cas d’hybridité), dont le dialogue féconde les recherches individuelles ou collectives de ses membres.

L’ADHC entend aussi faire œuvre de communication. Les chantiers de l’histoire culturelle sont aujourd’hui trop nombreux pour que chaque spécialiste puisse maîtriser l’ensemble de l’information disponible. Le but de l’association est donc d’aider à cette maîtrise, en tenant à jour le calendrier des colloques, journées d’études et séminaires dans le champ, ainsi qu’en diffusant chaque année une sélection de résumés de thèses.

Un congrès annuel, qui se tient traditionnellement le dernier samedi de septembre, réunit les membres de l’association autour de questionnements épistémologiques. Après la tenue de l’Assemblée générale, au cours de laquelle sont exposés les rapports moral et financier de l’association, la matinée se clôt sur la conférence d’un invité dont l’œuvre et le parcours personnel ont compté dans l’histoire de l’histoire culturelle. L’association a ainsi reçu successivement Alain Corbin, Régis Debray, Michael Kelly, Georges Vigarello, Michel Pastoureau et, tout dernièrement, Arlette Farge. L’après-midi s’organise autour de tables rondes thématiques (ces dernières années : qu’est-ce que l’histoire culturelle ?, les cultural studies, l’histoire culturelle dans l’enseignement secondaire, histoire de l’art et histoire culturelle, histoire culturelle et histoire sociale, l’historiographie des lieux de mémoire en Europe).

Un bulletin annuel, dont s’occupe Catherine Bertho-Lavenir, publie les actes du congrès, une dizaine de résumés de thèses récemment soutenues en histoire culturelle et l’annonce des principaux colloques signalés pour l’année suivante. Le bulletin est envoyé à chaque membre de l’association à jour de sa cotisation.

Une lettre électronique d’une quinzaine de pages minimum, tenue par Philippe Poirrier, synthétise l’information scientifique. On y trouve la récapitulation de tous les projets de colloques et journées d’études reçus par l’association, une sélection bibliographique, une sélection de sites informatiques du mois, des informations sur les expositions les plus significatives, des informations institutionnelles et une rubrique “ médias ”.

Un annuaire de l’association, conçu comme un outil de travail, permet de repérer les chantiers en cours. Il n’est accessible qu’aux membres à jour de leur cotisation. On peut le consulter, en partie du moins, sur le site internet animé par Noémie Giard à l’adresse suivante : http://adhc.asso.fr.

L’ADHC est ouverte à tous ceux que cette question intéresse : étudiants, enseignants (du primaire, du secondaire comme du supérieur), chercheurs, médiateurs culturels, administrateurs, etc. Association internationale francophone, elle est non exclusive de la création d’associations analogues dans d’autres aires culturelles.

fermer


imprimer

Newsletter

  • Consultez fréquemment les rubriques dynamiques de cette colonne. Elles sont régulièrement mises à jour.

Comptes rendus

  • • Samuel Boussion, Mathias Gardet, Martine Ruchat, L’Internationale des républiques d’enfants, 1939-1955
  • Au cours de l’été 1948, soit près de trois ans après la (...)
  • lire la suite
  • • Nadège Ragaru, « Et les Juifs bulgares furent sauvés… » Une histoire des savoirs sur la Shoah en Bulgarie
  • En 1941, la Bulgarie, alliée de l’Allemagne nazie, profite de (...)
  • lire la suite
  • • Jérôme Henning, Le radicalisme d’Édouard Herriot et la crise des institutions (1905-1954)
  •   Cet ouvrage est la publication de la thèse d’histoire constitutionnelle (...)
  • lire la suite
  • • Benjamin Stora, rapport sur « les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie »
  • Benjamin Stora, Les questions mémorielles portant sur la (...)
  • lire la suite
  • • Sandrine Kott, Organiser le monde. Une autre histoire de la guerre froide
  • Une histoire transnationale, non militaire et à parts égales de (...)
  • lire la suite
  • • Tommaso Milani, Hendrik de Man and Social Democracy: The Idea of Planning in Western Europe, 1914-1940
  • De la fin du XIXe siècle à la veille de la (...)
  • lire la suite
  • • Geneviève Dreyfus-Armand, Septfonds, 1939-1944. Dans l’archipel des camps français
  • Le camp de Septfonds (Tarn-et-Garonne) est l’un des nombreux (...)
  • lire la suite
  • • Alya Aglan, La France inverse. La guerre de Vichy 1940-1945
  • Alya Aglan offre ici la synthèse la plus à jour sur la France (...)
  • lire la suite
  • • Mathieu Fulla, Marc Lazar (eds.), European Socialists and the State in the Twentieth and Twenty-First Centuries
  • It is a commonplace in American political discourse that (...)
  • lire la suite
  • • Craig L. Symonds, Histoire navale de la Seconde Guerre mondiale
  • Craig L. Symonds, ancien professeur d’histoire à l’US Naval War College, (...)
  • lire la suite
  • • Autour du congrès de Tours
  • Véronique Fau-Vincenti, Frédérick Genevée, Éric Lafon, Aux alentours du (...)
  • lire la suite
  • • Ève Fouilleux, Laura Michel (dir.), Quand l’alimentation se fait politique(s)
  • La pandémie mondiale a rappelé en 2020 combien l’approvisionnement alimentaire (...)
  • lire la suite
  • • Camille Creyghton, Résurrections de Michelet. Politique et historiographie en France depuis 1870
  • Cet ouvrage est dû à une enseignante et chercheuse (...)
  • lire la suite
  • • Bernard Lachaise, Georges Pompidou : avec de Gaulle 1944-1959
  • Spécialiste reconnu de l’histoire du gaullisme, tant pour le (...)
  • lire la suite
  • • Lutz Raphael, Jenseits von Kohle und Stahl. Eine Gesellschaftsgeschichte Westeuropas nach dem Boom
  • One of the most successful and widely discussed collaborative (...)
  • lire la suite
  • • Audrey Kichelewski, Judith Lyon-Caen, Jean-Charles Szurek, Annette Wieviorka (dir.), Les Polonais et la Shoah. Une nouvelle école historique
  • In February 2019, the EHESS hosted a Polish-French symposium on (...)
  • lire la suite
  • • Michel Auvray, Histoire des Citoyens du Monde. Un idéal en action de 1945 à nos jours
  • Historien et journaliste, Michel Auvray est spécialiste des relations (...)
  • lire la suite
  • Une vie secrète (La trinchera infinita)
  • Des millions de personnes ont, du fait de la pandémie (...)
  • lire la suite

Partager

  • ISSN 1954-3670