Histoire@Politique : Politique, culture et société

Pistes & débats

Faut-il une loi contre le négationnisme du génocide des Arméniens ? Un raisonnement historien sur le tournant de 2012. Partie II : Les pouvoirs de la recherche

Vincent Duclert

La loi du 23 janvier 2012, dite « loi Boyer », qui pénalise la contestation du génocide des Arméniens fait ici l’objet d’une étude serrée de la part de Vincent Duclert. Cette loi en effet peut être analysée par les historiens dans sa généalogie comme dans ses attendus politiques et scientifiques, tant elle a d’implications sur le travail historiographique. Nous publions cette étude en deux parties : la première partie publiée dans le numéro précédent d’Histoire@Politique (n° 20, mai-août 2013) se penche sur l’histoire de l’élaboration législative, les débats que la loi a provoqués et la position du Conseil constitutionnel à son sujet ; la seconde partie, publiée dans ce numéro (n° 21, septembre-décembre 2013), traite quant à elle des enjeux historiographiques qu’une telle loi engendre.

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Sources

Les archives de Michel Debré

Jérôme Perrier

Le fonds Michel Debré, déposé aux ArchivArchives d'histoire contemporaine du Centre d'histoire de Sciences Po - fonds Michel Debré. © DR.es d’histoire contemporaine du Centre d’histoire de Sciences Po, est l’un des fonds français d’archives privées les plus importants, par la quantité et la qualité des pièces qu’il contient. Documentant tous les aspects et toutes les étapes de la longue carrière de Michel Debré, sa consultation permet d’éclaircir le rôle et l’action, parfois sous-estimés ou controversés, de cette personnalité politique de premier plan et de jeter un regard neuf sur les principaux événements de la vie politique française de la Libération à la Ve République. Elle permet surtout de découvrir le mode de travail de Michel Debré et de le peindre en intellectuel praticien, alliant réflexion théorique et action pratique.

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Portraits & témoignagesPortraits & témoignages

Entretien avec Pierre Morel

Anne Dulphy, Christine Manigand

Reportons-nous en 1971, lorsque vous sortez de l’ENA et entrez au Quai d’Orsay : avez-vous toujours rêvé à une carrière diplomatique et – question connexe – y a-t-il chez vous une tradition familiale qui, maintenant, réunirait à la fois votre épouse et vos enfants ? Jeune homme, sortant de Sciences Po et de l’ENA, aviez-vous vraiment envie de cette carrière diplomatique ?

Cela a pris un tour dynastique, mais ne l’était en aucune façon ! J’ai d’abord été un « enfant amoureux des cartes et des estampes » : j’ai rêvé sur les atlas, très tôt, très fort, il y avait sûrement une attirance pour l’étranger, alors que la tradition familiale est médicale. Alors que je ne me sentais pas en mesure de prendre la relève de ces générations d’internes des hôpitaux de Lyon, mon frère cadet a eu précocement une vocation si nette que je me suis senti libéré. Il est vrai que j’ai eu un véritable intérêt pour les affaires internationales très tôt, même si tout cela avait encore un air un peu élémentaire ; mes parents avaient le goût des voyages, ils nous ont fait voyager tôt, nous ont emmenés dans des échanges familiaux. Je me souviens de Munich, on partait en famille avec cinq enfants : Munich à l’époque, en 1954-1955, c’étaient les immeubles encore détruits, les fenêtres ouvertes sur le ciel, voilà des choses qui vous marquent. L’Allemagne, l’Italie depuis la Drôme proche, on y est allés très tôt. Donc l’idée de franchir les frontières et de voyager, ce qui n’était pas si évident à l’époque, m’est venue assez rapidement. Il y avait aussi une tradition très anglophile, des amis anglais de mon père qui passaient régulièrement. À propos des événements d’Algérie, par des liens de famille, très jeune j’ai pris une certaine mesure du drame ; l’Indochine aussi, et j’ai le souvenir, je n’avais pas dix ans, de la description de la vie à Hanoï de ceux qui rentraient et qui m’ont fait rêver d’Asie dès ce moment-là.

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  • ISSN 1954-3670